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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 08:11

FASCICULE N°1 HOTCHKISS PL20 PERRIER IXO 1/43

FASCICULE N°1 HOTCHKISS PL20 PERRIER IXO 1/43

Hotchkiss PL20 "Perrier" (l'eau des sportifs),

numéro 1 de la collection Hachette Autoplus

"La fabuleuse histoire des Véhicules publicitaires",

paru en octobre 2015,

fabricant Ixo, made in Bangladesh, code barres: M08132,

réf: G1236001.

Dommage, le phare avant gauche s'est décollé

pendant le transport et il se ballade dans la boite.

FASCICULE N°1 HOTCHKISS PL20 PERRIER IXO 1/43
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FASCICULE N°1 HOTCHKISS PL20 PERRIER IXO 1/43

HOTCHKISS: UN FOURGON PETILLANT

 

          Hotchkiss doit son existence à un citoyen américain, Benjamin Berkeley Hotchkiss (1826-1885). Fabricant d'ar­mes depuis 1855, celui-ci décide de s'implanter en France, d'abord près de Rodez, puis en 1875 à Saint-Denis.

 

          Après un développement spectaculaire dans l'armement (d'où le logo avec des canons entrecroisés), Hotchkiss se diversifie et sous-traite des pièces automobiles avant de dévoiler en 1904 sa première automobile de tourisme: la Type C est un véhicule à car­rosserie découverte, propulsé par un 4 cylindres de 29 ch qui se distingue par une transmission par pont flottant. Soigneusement assemblées, ces premières réalisations font bonne impression et la marque décide de s'engager en compétition avec une imposante Type E de 17,8 litres de cylindrée. Mais les coûts d'engagement en course sont tels qu'Hotchkiss décide de se retirer des circuits dès 1906 pour mieux se concentrer sur le développement de sa gamme. À la veille du premier conflit mondial, la firme dispose d'une gamme complète de 4 cylindres de 2,2 à 5,7 litres. La pro­duction annuelle est alors conséquente, avec environ 500 châssis.

 

LA GRANDE GUERRE:

 

          Entre 1914 et 1918, Hotchkiss produit des milliers de mitrail­leuses pour les armées alliées avant un grand retour à la produc­tion automobile. Son nom, désormais synonyme d'armes victorieuses, lui apporte une publicité inespérée. La société commercialise une Type AH avec moteur à soupapes en tête par­ticulièrement performante suivie en 1922 du modèle AM et AM-2 avec soupapes en tête. Et le slogan « La voiture du juste milieu » décrit parfaitement cette 12 CV, une « bourgeoise » d'excellente qualité, et d'un prix abordable. Presque 3 000 exemplaires sont assemblés jusqu'en 1925. Les années 1930 sont marquées par le retour aux épreuves sportives et le développement d'une gamme standardisée avec les 411,412,413,617 et 620 : le premier chiffre (4 ou 6) désigne le nombre de cylindres, les deux derniers la puis­sance fiscale. En 1932, la numérotation change, les deux derniers chiffres déterminent désormais l'alésage du moteur en milli­mètres (480, 686, etc.). Les carrosseries prennent quant à elle les noms de provinces de France (Anjou, Biarritz, Cabourg, etc.).

LES FEUX DE LA RAMPE

 

          Hotchkiss reprend en 1937 l'activité du constructeur automobile Amilcar et l'ingénieur Grégoire, adepte de la traction avant, déve­loppe une intéressante automobile à châssis semi-monocoque en aluminium, suspensions indépendantes et traction avant. Hotchkiss dévoile cette auto en 1937 sous le nom Amilcar Com-pound. Mais la guerre ne permet pas son développement. Réquisi­tionnée par les Allemands pendant le conflit, l'usine revient difficilement à la vie après 1945. L'ère des automobiles luxueuses de petite série touche à sa fin et c'est dorénavant le camion qui permet à la marque de survivre. Issu du PL 15 élaboré pendant la guerre, le PL 20 est le premier utilitaire léger présenté dès 1944. Il est suivi du PL 25 puis du PL 50 dont le moteur 4 cylindres est porté à 70 ch. La fusion des activités automobiles avec Delahaye en 1954 n'empêche pas Hotchkiss de cesser toute fabrication de voitures en 1954. Malgré ce recentrage, les pertes s'accumulent. Hotchkiss produit pourtant pour Berliet ou Laffly d'excellents moteurs 6 cylindres essence réputés et lorgne du côté des engins militaires. La construction sous licence de la Jeep améri­caine lui apporte un ballon d'oxygène de 1955 à 1967 avec la four­niture de 17628 Jeep. Hotchkiss fusionne finalement ses activités en 1956 avec Brandt pour produire de l'électroménager ou des mortiers militaires tout en fournissant des moteurs pour les trac­teurs Ferguson. Après un accord avec le géant britannique Leyland pour la diffusion de ses produits dans l'Hexagone (les résultats sont très décevants), la société réalise un dernier coup d'éclat avec le camion PL 60/DH 60, premier poids lourd français à cabine basculante. Mais à force de se disperser dans des projets sans lendemain, Hotchkiss perd en rentabilité et la construction de camions civils cesse en 1969. Devenue moribonde, la marque disparaît totalement au début de 1970.

HISTOIRE DU PL

 

  • NOM DE CODE:PL 15

Durant l'Occupation, les constructeurs automobiles n'ont pas le droit de développer de nouveaux véhicules sans l'autorisa­tion des forces occupantes. Mais tous bravent cette interdic­tion, anticipant l'explosion de la demande en véhicules industriels une fois la paix revenue. La marque Hotchkiss, même si elle est surtout réputée pour ses voitures de tou­risme haut de gamme, a déjà produit un utilitaire de 21, sorti en 1936 en deux versions (486 LL et PLL), doté d'un moteur Type 486 sur un châssis Laffly. Forts de cette expérience, les ingénieurs de la maison de Saint-Denis vont donc élaborer en secret une nouvelle approche dans la catégorie avec un camion de 1,51 de charge utile, le PL 15.

  • DU PL 15 AU PL 20

En prévision des chantiers de la reconstruction, la charge utile est portée à 2 t. Le moteur est un 4 cylindres de 2 312 cm3 et 11 CV, développement 62 ch à 3 000 tr/min. Le camion atteint une vitesse de 75 km/h, ce qui est alors une excellente performance pour un utilitaire, et intègre de nom­breux éléments de modernité: boîte de vitesses à quatre rapports synchronisée, freinage à commande hydraulique, batterie 12 V, cabine tout acier...

  • BEAU COMME UN CAMION

Plutôt convaincant sur le plan technique, le futur Hotchkiss PL 20 l'est aussi sur celui du style : les « artistes » maison, Marc Brosset et Vincent Vinciguerra, optent pour un élé­gant capot à pointe et le PL 20 est commercialisé dès décembre 1945, un record, la guerre n'étant terminée que depuis quelques semaines. Il sera suivi du PL 25 et du PL 50 à la charge utile portée à 5t et reconnaissable à ses phares encastrés dans les ailes.

FASCICULE N°1 HOTCHKISS PL20 PERRIER IXO 1/43
FASCICULE N°1 HOTCHKISS PL20 PERRIER IXO 1/43

PERRIER: DES BULLES CELEBRES DANS LE MONDE ENTIER

 

          Grâce à des campagnes publicitaires efficaces et auda­cieuses, la petite bouteille verte Perrier s'est forgé en un siècle une réputation internationale.

 

          Quoi de plus banal qu'une eau minérale? Tout réside en fait dans la promotion qu'on en fait: c'est la grande réussite de Perrier, qui exploite une source du sud de la France depuis le milieu du xixe siècle et qui est parvenu à en faire un produit associé à une image de marque haut de gamme. Le fameux slogan ne ment pas: Perrier, c'est vraiment fou, car le nombre de bouteilles vendues est passé de 10 millions en 1914 à un milliard à la fin du siècle...

 

Une histoire ancienne

 

          Depuis 120 millions d'années, l'eau de pluie s'infiltre et se charge de gaz volcanique dans les fissures calcaires du Gard pour remonter à la surface au niveau du village de Vergèze, à quelques kilomètres au sud de Nîmes. Alors qu'ils occupent la Gaule, les Romains en font déjà un lieu de thermalisme vers 58 avant J.-C. En 1269, le domaine des Bouillens où se trouve la source devient la propriété de la famille Granier, mais l'exploi­tation de l'eau gazeuse ne débute que le 23 juin 1863, après un décret signé par Napoléon III. Les villes d'eau sont à la mode et Alphonse Granier crée la « Société de l'Établissement thermal des eaux minérales de Vergèze ». Un incendie détruit les ins­tallations en 1869 et la source reste inexploitée durant quinze ans. Elle est rachetée en 1898 par le docteur Louis-Eugène Perrier, mais l'homme finit par vendre son activité à un finan­cier britannique, sir John Harmsworth, en 1903. Celui-ci donne le nom de Perrier à la source de Vergèze et réussit en 1905 à être admis dans le cercle très fermé des « Fournisseurs breve­tés de Sa Majesté le roi d'Angleterre ». C'est également lui qui va imposer la forme particulière des petites bouteilles vertes. En 1908, la Compagnie de la source Perrier remporte le grand prix des Eaux minérales Vente de l'année (5 millions de bouteilles!) lors de l'Exposition franco-anglaise de Londres, ce qui lui ouvre en grand les portes de l'Empire britannique.

 

Renomée mondiale

          Il faudra attendre le décret du 19 mai 1933 déclarant l'eau de Perrier d'utilité publique pour que le marché français soit définitivement conquis. Le site produit alors 19 millions de bouteilles par an, dont la moitié part à l'exportation. Au lendemain de la guerre, la Source Perrier SA est rachetée par Gustave Leven, un agent de change, et ses associés Maurice Epry et Jean Davray : ce dernier s'occupera de la publicité de l'entreprise jusqu'en 1985. Une usine ultramo­derne est édifiée, dont la capacité de production atteint 150 mil­lions de bouteilles au début des années 1950. Perrier est introduit en Bourse et lancé dans le monde entier, symbolisant la boisson chic à la française. En 1976, la petite bouteille part à la conquête de l'Amérique avec succès puisque, dix ans plus tard, Perrier y repré­sente 80 % des eaux importées. En 1992, Gustave Leven quitte la présidence de la société qui est rachetée par Nestlé pour former le groupe Nestlé Waters SA. Désormais présent dans plus de 150 pays, Perrier est devenu leader mondial de l'eau en bouteille.

 

Des artistes de prestige

          Depuis ses débuts, la marque Perrier s'est régulièrement asso­ciée à des créateurs de premier plan pour faire la promotion de ses bulles. En France, dès les années 1930, Jean-Gabriel Domergue dessine la première « Perrier Girl ». Pierre-Laurent Brenot, le « père de la pin-up française », ou encore Jean Effel, qui réalisera la fameuse publicité « Perrier, le Champagne des eaux de table », seront régulièrement sollicités. Après 1945, d'autres affichistes seront engagés, parmi lesquels Jean Devrayen, Bernard Villemot, Raymond Savignac ou Hervé Morvan, tandis que des gloires littéraires de l'époque comme Pierre Mac Orlan, Francis Carco ou Curnonsky, « le prince des gastronomes », prê­tent leur plume à la marque. Pendant trente ans, ces créa­tions publicitaires seront orchestrées par Jean Davray (l'auteur du mythique « Perrier, c'est fou ») avec l'appui de l'agence Langelaan & Cerf, et cela sans que Perrier ne pos­sède de service marketing jusqu'en 1987! Plus tard, d'autres registres d'images seront choisis pour promou­voir Perrier, comme celui de la bande dessinée, avec notamment une série réalisée dans les années 1960 par mm Jean-Claude Forest, le créateur de Barbarella. Les œuvres d'autres artistes mondialement connus ont également été mises à contribution comme celles de Salvador Dali en 1968 ou Andy Warhol en 1983. En 1990, l'agence Ogilvy & Mather reprend le flambeau avec un autre slogan choc: « L'eau, l'air, la vie », et les réalisateurs Ridley Scott et Jean-Paul Goude sont chargés des spots pour la télévision et le cinéma. Plus récemment, l'illustrateur Joseph McDermott a signé une campagne pour la nouvelle gamme « bulles fines » de Perrier, avec des visuels très inspirés d'un des grands noms du pop art, Roy Lichtenstein.

PARTENAIRE DU SPORT

          Le nom de Perrier est depuis long­temps associé à plusieurs manifes­tations sportives. Dès 1923, une camionnette aux couleurs de la marque accompagnera le Tour de France cycliste. Plus tard, dans les années 1960, le sigle Perrier com­mence à s'afficher sur les dos­sards des participants aux compétitions d'athlétisme internationales et devient le premier parte­naire officiel de la Coupe de France de football. Par la suite, la marque organisera également une prestigieuse compéti­tion de golf baptisée «Tournoi Perrier de Paris». Enfin, depuis 1978, la petite bouteille verte est le partenaire incontournable du tournoi de tennis de Roland-Garros.

 

 

 

Source: Fascicule Autoplus/Hachette

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