AMERICAN DREAM OU LE RETOUR VERS LE FUTUR - car-collector.net car-collector collection modèles réduits
Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Rechercher Un Modele

1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 21:08

AMERICAN DREAM OU LE RETOUR VERS LE FUTUR

 

 

Nous sommes en décembre 2000...

AMERICAN DREAM ou le retour vers le futur

 

Les voitures de rêve ont, dans les années 1950, été de vraies vedettes aux Etats-Unis. Si la General Motors a su largement focaliser les regards grâce à ses célèbres Motoramas, les autres constructeurs ont aussi eu leur instant de gloire. Témoins, ces K 310, Futura et Prédictor, nées chez Chrysler, Lincoln et Packard...

 

Les voitures de rêve n'ont guère séduit les fabricants industriels de miniatures. Quelques artisans ont heureusement entrepris de modifier cet état de chose, et c'est à l'un d'entre eux que l'on doit les trois miniatures au 1/43ème dont il va être question. La firme Great American Dream Machine est américaine et son appellation n'a pas besoin d'être traduite: tout le monde aura compris qu'elle ne s'intéresse qu'aux plus célèbres voitures de rêve d'outre-atlantique. Elle les reproduit en métal blanc et les commercialise entièrement montées, avec un très haut degré de finition. Pour donner une idée de leur qualité, disons qu'elles sont du même niveau que les fabrications de Western Models, Design Studio, Conquest Models ou Minimarque. Leur prix se situe dans la même fourchette et il dépasse en France les 1000 F, quand on peut les trouver.

AMERICAN DREAM OU LE RETOUR VERS LE FUTUR

Au début, tout était raisonnable, et la Chrysler K310 illustre bien la démarche consistant à synthétiser, avec une voiture de rêve, des idées destinées à influencer la série. Sous la belle robe dessinée par Virgil Exner et réalisée en Italie par Ghia se cache un châssis raccourci et une mécanique de Saratoga. La calandre très travaillée porte une fine gravure à son sommet, parfaitement reproduite sur la miniature. L'intérieur est détaillé avec soins et les roues sont dotées de rayons photo-découpés. A l'arrière, deux feus surplombent les ailes et ils doivent être placés par l'acquéreur.

AMERICAN DREAM OU LE RETOUR VERS LE FUTUR

La Chrysler K310 fait partie d'une série de voitures de Salon créées par Virgil Exner qui auraient mérité d'être produite en série. Heureusement la miniature est là pour perpétuer le souvenir.

UNE QUESTION DE STYLE

 

   Apparue en 1951, cette voiture va avoir une influence considérable sur le style, des deux côtés de l'Atlantique et pendant de longues années, avec notamment la forme de la roue de secours emboutie sur le couvercle de coffre et les feux arrière en collimateur. Et la Volkswagen Karmann-Ghia, ne pourra nier une évidente ressemblance...

   Si la K310 aurait pu se glisser dans le trafic sans provoquer une émeute, la promenade de la Lincoln Futura, en 1955, dans les rues de Manhattan, n'est pas passée inaperçue. Certains ont cru voir un engin extra-terrestre.

   Provoquer l'étonnement était bien le but recherché par les stylistes de la division Lincoln-Mercury de Ford, en dessinant ses formes empruntant autant à un poisson qu'à un avion. La voiture a été fabriquée dans les ateliers de Ghia à Turin. Les ailerons, les "sourcils" acérés qui surmontent les phares, l'immense calandre chromée sont superbement reproduits sur le modèle réduit, tout comme l'original cockpit à double bulle en plastique thermoformé. Derrière l'habitacle, une antenne circulaire contient un micro destiné à capter les bruits des véhicules suiveurs. Difficile de parler ici de débouché vers la série! N'empêche que cet engin va hanter plusieurs bureaux de style, chez Ford et ailleurs... La large calandre chromée et les ailerons connaîtront de multiples interprétations. Adoucies, les formes de l'avant inspireront celles de la Lincoln Première en 1956.

UNE QUESTION DE STYLE

   Apparue en 1951, cette voiture va avoir une influence considérable sur le style, des deux côtés de l'Atlantique et pendant de longues années, avec notamment la forme de la roue de secours emboutie sur le couvercle de coffre et les feux arrière en collimateur. Et la Volkswagen Karmann-Ghia, ne pourra nier une évidente ressemblance...

 

   Si la K310 aurait pu se glisser dans le trafic sans provoquer une émeute, la promenade de la Lincoln Futura, en 1955, dans les rues de Manhattan, n'est pas passée inaperçue.  Certains ont cru voir un engin extra-terrestre.  Provoquer l'étonnement était bien le but recherché par les stylistes de la division Lincoln-Mercury de Ford, en dessinant ses formes empruntant autant à un poisson qu'à un avion. La voiture a été fabriquée dans les ateliers de Ghia à Turin. Les ailerons, les "sourcils" acérés qui surmontent les phares, l'immense calandre chromée sont superbement reproduits sur le modèle réduit, tout comme l'original cockpit à double bulle en plastique thermoformé. Derrière l'habitacle, une antenne circulaire contient un micro destiné à capter les bruits des véhicules suiveurs. Difficile de parler ici de débouché vers la série! N'empêche que cet engin va hanter plusieurs bureaux de style, chez Ford et ailleurs... La large calandre chromée et les ailerons connaîtront de multiples interprétations. Adoucies, les formes de l'avant inspireront celles de la Lincoln Première en 1956.

AMERICAN DREAM OU LE RETOUR VERS LE FUTUR
AMERICAN DREAM OU LE RETOUR VERS LE FUTUR
AMERICAN DREAM OU LE RETOUR VERS LE FUTUR

   Provoquer l'étonnement était bien le but recherché par les stylistes de la division Lincoln-Mercury de Ford, en dessinant ses formes empruntant autant à un poisson qu'à un avion. La voiture a été fabriquée dans les ateliers de Ghia à Turin. Les ailerons, les "sourcils" acérés qui surmontent les phares, l'immense calandre chromée sont superbement reproduits sur le modèle réduit, tout comme l'original cockpit à double bulle en plastique thermoformé. Derrière l'habitacle, une antenne circulaire contient un micro destiné à capter les bruits des véhicules suiveurs. Difficile de parler ici de débouché vers la série! N'empêche que cet engin va hanter plusieurs bureaux de style, chez Ford et ailleurs... La large calandre chromée et les ailerons connaîtront de multiples interprétations. Adoucies, les formes de l'avant inspireront celles de la Lincoln Première en 1956.

AMERICAN DREAM OU LE RETOUR VERS LE FUTUR

La Lincoln Futura emprunte une bonne partie de ses lignes à l'aéronautique et à l'astronautique. Un look futuriste qui convenait parfaitement pour son utilisation comme Batmobile...

   Et que dire de la Predictor? Lourde, massive, subtil mélange de sous-marin et d'avion, avec des dérives caudales volumineuses et des hublots sur les panneaux de custode, elle se vaut beaucoup plus qu'une voiture de rêve: elle porte, en 1958, tous les espoirs de Packard pour reconquérir sa clientèle. Elle est l'oeuvre de Richard Teague, patron du bureau de style de la firme, et c'est encore Ghia qui en assure la fabrication.

AMERICAN DREAM OU LE RETOUR VERS LE FUTUR

Cette étonnante synthèse du bathyscaphe et du char d'assaut à bien failli être produite en série. Chez Packard on y croyait très fort, mais on avait manifestement oublié les valeurs traditionnelles de la marque, faites de luxe et de discrétion.

AMERICAN DREAM OU LE RETOUR VERS LE FUTUR

   Ses lignes s'inscrivent dans les tendances de l'époque: on rencontre aussi, par exemple, un pavillon plat, des flancs verticaux, un pare-brise panoramique sur la Lincoln Première. La calandre verticale n'est pas s'en rappeler, celle de l'Edsel... Quelques-unes des caractéristiques originales de cette ultime Packard apparaissent bien sur la miniature: lunette arrière inclinée d'arrière en avant, lamelles au sommet des portes se rétractant dans le pavillon, immense pare-brise panoramique empiétant sur le toit. La voiture déclenche l'enthousiasme des actionnaires, des concessionnaires et des éventuels clients, mais Packard ne pourra la produire en série.

   Trois miniatures ne peuvent, à elles seules, traduire tout le bouillonnement intellectuel des bureaux de style américains dans les années 1950-1960. Néanmoins, elles peuvent donner envie de s'y intéresser, et entreprendre une passionnante collection. 

 

Source: auto modèlisme n°53 de décembre 2000, rédaction par Jean-Louis Blaisius.

AMERICAN DREAM OU LE RETOUR VERS LE FUTUR

Partager cet article

commentaires